Daniel Viguier, réalisateur/plasticien audiovisuel


Quelques étapes

Après des études d’histoire de l’art, de littérature et de philosophie, Daniel Viguier abandonne la peinture pour l’image mobile et sonore. Considérant celle-ci comme un matériau audiovisuel et non comme un support de représentation narrative, il la travaille (la compose) en plasticien et privilégie le rapport de l’image au son et à l’espace.
Il crée à Toulouse, en 75, un atelier de production cinéma 16mm et vidéo dans le cadre du Groupe des Cinéastes Indépendants. De 78 à 83 il organise et programme les Rencontres du Cinéma Expérimental  en collaboration avec le Centre Culturel Municipal, le Cratère et le Goethe Institut.

L'ultime dissonance

Ce flm réalisé au cours d’un voyage aux USA (72/73), à partir de chutes de films trouvées dans les poubelles de Hollywood et de prises de vues sur l’écrivain Henry Miller, est conçu comme un essai de transcription audiovisuelle de son écriture. Il obtient le Prix de la critique au festival de Hyères en 79 (section cinéma différent). 
Le film circule dans différents festivals : Anthologie du cinéma expérimental à Lyon en 78, Festival de Clermont-ferrand en 82, rétrospective itinérante « Trente Ans de Cinéma Expérimental en France » au Canada, Chili, USA, Italie, Suisse, Japon, France)  etc... 
Daniel Viguier participe à l’aventure du cinéma expérimental des années 70/80 à Paris avec le Collectif Jeune Cinéma et collabore dans le cadre de ce collectif à la revue Cinéma Différent.

Le corps ébloui

Le corps ébloui, avec la danseuse Nicole Pinelinaugure en 80 un travail sur la danse et explore le rapport chorégraphique que le mouvement/cinéma peut entretenir avec le mouvement dansé (XIIème Biennale de Paris 82, Cinémathèque de Paris, Centre Georges Pompidou, Centre Culturel Français de Rotterdam, le musée des Abattoirs de Toulouse, etc…). 
 A partir de recherches sur des écrans/matière (projections sur des façades d’immeubles) il s’intéresse au rapport de l’image à l’espace et travaille dès 80 à l’intégration de l’image mobile dans le spectacle de danse. Il conçoit un spectacle pour trois projections cinématographiques et deux danseuses : Interstice qui ne connaîtra pas la scène faute de moyens.
Invité en 82 par les Carrefours d’art contemporain de Nancy à créer un espace ciné/danse, il balise d’une dizaine de projecteurs cinéma 16mm un itinéraire de danse pour deux danseuses, Espace graphie, dans les couloirs et l’amphithéâtre de la faculté des lettres.
A partir de la performance de Nancy, il co-réalise en 82 avec la chorégraphe Nathalie Desmarest (avec qui il crée la compagnie IMAJ) un spectacle ciné/danse : Nébule, pour trois danseuses et deux projections élargies à l’espace scénique (diffusé dans toute la région Midi-Pyrénées, Paris, Valencia)
Participe la même année avec L’Ultime dissonance à la rétrospective itinérante Trente Ans de Cinéma Expérimental en France (Canada, Chili, USA, Italie, Suisse, Japon, France) organisée par Dominique Noguez.
(Document de 1984 : cinématon # 329 de Gérard Courant (à visionner sur you tube)

Hors

De 85 à 88 le projet Interstice donne naissance au film Hors (sélection Festival Du Court Métrage de Clermont-Ferrand 89). Ce film est depuis 95 intégré à un spectacle Il n’y a pas deux mondes avec des projections de cinéma élargi, de la danse et de la musique improvisée. (Annexia, Toulouse, Printemps de Cahors, festival de L’image insensée, Toulouse, El dia de la foto, Valence (Espagne), etc… Avec les actrices  Isabelle Mieffren, Delphine Hurel, Nathalie Desmarest.
Une nouvelle version numérique de ce film est en cours d'élaboration. 

La traversée 2

Dans ce spectacle créé en 2000 au Centre de Développement chorégraphique de Toulouse avec les danseurs Jean-Michel Bienvenu, Mélina Faka et Mylène Souyeux, l’image devient un élément spatial qui interagit avec la danse. Projetée sur une voile/ écran mobile, elle habite l’espace scénique qu’elle enveloppe, traverse ou surplombe. Sol, ciel, océan, l’image accompagne le mouvement des corps.


A tue tête 

2004, Musée des abattoirs de Toulouse : 
A bord d'une voiture des têtes sont à la recherche de leurs corps perdus. Mais lorsque la rencontre s'effectue,  un décalage spatial rend l'ajustement des corps et des têtes difficile. Que se passe t-il avec la danse quand elle dérobe les visages puis les restitue dans les corps en mouvement?
A Tue-tête est une fable loufoque sur l'identité, un jeu sur le "je" qui se déroule à partir et autour d'une voiture-image.
Avec Nathalie Desmarest, Marianne Hélin, Mylène Souyeux.Conception, images, mise en scène : Daniel Viguier, assisté de Nathalie Desmarest pour la chorégraphie.

Ciel en volée (2001)

 Festival de l'Image insensée 

Les faits papillons (2002)

à visionner sur You tube sous le titre ; Ici, film de Daniel Viguier, Musique de Vincent Ferrand

Quelques dates

 1968 – Dans le cadre d’une réflexion sur les fondements mythologiques de l’art, il envisage un art démythifié, conçu comme un principe informel de création spontanée et anonyme que chacun peut éprouver sans aucune médiation, un art ultime, sans œuvre :  "l’art désœuvré". Intéressé, le critique Pierre Restany suggère une recherche sur les modalités linguistiques qui permettraient de développer une « entreprise de désœuvrement », selon sa propre expression. La suggestion n’a pas de suite car une telle recherche produirait inévitablement de nouveaux processus mythologiques. Dans sa totale nudité, l’art désœuvré ne peut suggérer autre chose qu’une base primaire décapée de tout, y compris du langage. A chacun de trouver les modalités de sa propre expérience.
 1971 – Après divers voyages en Italie, Yougoslavie, Turquie, Grèce, Iran, Afghanistan, effectue pour sa maîtrise d’histoire de l’art un voyage d’étude au Mexique sur l’œuvre de Mathias Goeritz (sculpteur/architecte, peintre, philosophe), qui pose la question du fondement de l’art après la perte de transcendance.
 1972/73 – Travaille avec des cinéastes indépendants à Berkeley (U.S.A.), rencontre l’écrivain Henry Miller, le sculpteur Ed. Kienholz et visite les poubelles d’Hollywood. Réalisation d’un film expérimental à l’occasion de ce séjour : L’Ultime Dissonance.
 1973 – Commence un doctorat sur les origines dadaïstes du Cinéma Underground.
 1975 – Crée un atelier de production cinéma 16mm et vidéo dans le cadre du Groupe des Cinéastes Indépendants à Toulouse.
 1977 – Conservateur stagiaire au Musée des Augustins (Toulouse)
 1978/83 – Crée et programme à Toulouse les Rencontres du Cinéma Expérimental en collaboration avec le Centre Culturel Municipal, le Cratère et le Goethe Institut.
Collabore à la revue Cinéma Différent (Paris)
 1979/82 – Organise et encadre des stages cinéma CAPASE puis DEFA pour le Ministère de la Jeunesse et des Sports à Toulouse.
 A partir de 1980 – S’intéresse au rapport de la danse à l’image et à l’intégration de l’image mobile dans l’espace/danse. Conçoit et réalise des spectacles ciné/vidéo/danse.
 1981/84 – Enseigne le cinéma expérimental à L’Université Toulouse le Mirail.
 1982 – Fonde avec la chorégraphe Nathalie Desmarest la compagnie de danse IMAJ dans le but d’intégrer l’image mobile et sonore au spectacle de danse.
 1992/96 – Professeur à L’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Marseille Luminy.
 1999 – Crée à Toulouse le Festival de l’Image insensée.
 2000 - Fonde la revue l’Image insensée.

                                                                                                                                      Crédit image Daniel Viguier

contact : viguier.d@gmail.com

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